assemblage d'un ordinateur

Accueil Forums Truc et Astuces assemblage d'un ordinateur

Ce sujet a 0 réponse, 1 participant et a été mis à jour par rocky rocky, il y a 1 an et 11 mois.

Affichage de 1 message (sur 1 au total)
  • Auteur
    Messages
  • #1539
    rocky
    rocky
    Admin bbPress

    Un ordinateur de type PC est modulaire, c’est-à-dire qu’il peut être monté en assemblant des éléments matériels de différents constructeurs, afin d’obtenir un ordinateur conforme à ses besoins.
    Les éléments constitutifs de l’ordinateur à assembler sont les suivants :

    • Le boîtier : châssis métallique accueillant les éléments internes de l’ordinateur. La plupart du temps il est fourni avec son alimentation électrique et un jeu de vis, connecteurs et nappes.
    • La carte mère : grande carte imprimée permettant de connecter un processeur, de la mémoire vive, des disques durs et lecteurs de CD/DVD, et proposant un jeu de connecteurs d’extension.
    • Le processeur, circuit intégré principal de l’ordinateur, véritable cerveau de l’ordinateur chargé des principaux calculs.
    • Les barrettes de mémoire vive,
    • Les périphériques de stockage tels que les disques durs, les lecteurs ou graveurs de CD-ROM et DVD-ROM, ainsi que le lecteur de disquettes.
    • Les cartes d’extension, permettant d’étendre les fonctionnalités et performances de l’ordinateur.


    La carte mère est une carte maîtresse, prenant la forme d’un grand circuit imprimé possédant des connecteurs pour le processeur, la mémoire vive, des cartes d’extension.



    Il est nécessaire avant toute chose de consulter attentivement son manuel afin de repérer les différents connecteurs.

    • Toutes les opérations décrites dans ce dossier sont simples, mais une ERREUR (inversion de connecteurs par exemple) peut entraîner des DEGATS IRREVERSIBLES sur le matériel. Ce guide est fait pour vous aider, il n’est en rien une référence, c’est pourquoi CommentCaMarche.net ne saurait être responsable des dommages causés par sa mauvaise utilisation.
    • Pour toutes les opérations décrites, il faut s’assurer d’avoir débranché le cordon d’alimentation du PC, puis de se débarrasser de l’électricité statique en touchant par exemple le boîtier métallique de l’ordinateur d’une main, le sol de l’autre !

    Le boîtier

    Le boîtier (ou châssis) de l’ordinateur est le squelette métallique abritant ses différents composants internes. Les boîtiers ont par ailleurs d’autres utilités telles que l’isolement phonique ou la protection contre les rayonnements électromagnétiques. Ainsi des normes existent afin de garantir un niveau de protection conforme à la réglementation en vigueur.

    Les éléments de choix principaux d’un boîtier sont son facteur de forme, ses dimensions, le nombre d’emplacements pour des lecteurs, son alimentation, la connectique en façade et enfin son design et ses couleurs. Ainsi, si les boîtiers se ressemblaient tous aux débuts du PC, il existe aujourd’hui des boîtiers de toutes les formes, parfois même transparents afin de permettre aux utilisateurs de faire du tuning à l’aide par exemple de néons.
    Bloc d’alimentation

    La plupart des boîtiers sont fournis avec un bloc d’alimentation (en anglais power supply). L’alimentation permet de fournir du courant électrique à l’ensemble des composants de l’ordinateur. Aux Etats-Unis les blocs d’alimentation délivrent un courant à 110V et à 60 Hz, tandis qu’en Europe la norme est 220V à une fréquence de 50 Hz, c’est la raison pour laquelle les blocs d’alimentation possèdent la plupart du temps un commutateur permettant de choisir le type de tension à délivrer.

    Il est essentiel de s’assurer que le commutateur est bien positionné sur le bon voltage afin de ne pas risquer de détériorer des éléments de l’unité centrale.

    Le bloc d’alimentation doit posséder une puissance suffisante pour alimenter les périphériques de l’ordinateur.

    Une attention particulière devra également être portée sur le niveau sonore de l’alimentation.
    Facteur de forme

    Le facteur de forme (en anglais form factor) désigne le format de l’emplacement prévu pour la carte mère, les types de connecteurs et leur agencement. Il conditionne ainsi le type de carte mère que le boîtier peut accueillir.
    Taille

    La taille du boîtier conditionne le nombre d’emplacements pour les lecteurs en façade, ainsi que le nombre d’emplacements pour des disques durs en interne. On distingue généralement les catégories suivantes :

    • Grand tour : il s’agit de boîtiers de grande taille (60 à 70 cm de hauteur), possédant 4 à 6 emplacements 5″1/4 et 2 ou 3 emplacements 3″1/2 en façade, ainsi que deux ou trois emplacements 3″1/2 en interne.
    • Moyen tour : il s’agit de boîtiers de taille moyenne (40 à 50 cm de hauteur), possédant 3 à 4 emplacements 5″1/4 en façade et deux emplacements 3″1/2.
    • Mini tour : il s’agit de boîtiers de petite dimension (35 à 40 cm de hauteur), possédant généralement 3 emplacements 5″1/4 et deux emplacements 3″1/2 en façade, ainsi que deux emplacement 3″1/2 en interne.
    • Barebone (littéralement « os nu ») ou mini-PC : il s’agit du plus petit format de boîtier (10 à 20 cm de hauteur). La plupart du temps les barebone sont des ordinateurs pré assemblés embarquant une carte mère ayant un facteur de forme réduit (SFF, pour Small Form Factor). Ils possèdent généralement un ou deux emplacements 5″1/4 et un emplacement 3″1/2 en façade, ainsi qu’un emplacement 3″1/2 en interne.

    Aération

    Un boîtier renferme l’ensemble de l’électronique interne de l’ordinateur. Or, les éléments de l’ordinateur sont amenés à atteindre des températures élevées. Il est donc impératif de choisir un boîtier possédant une bonne ventilation, c’est-à-dire un maximum de ventilateurs, ainsi que des aérations. Il est ainsi conseillé de choisir un boîtier comportant a minima une entrée d’air à l’avant, munie d’un filtre à air amovible, ainsi que d’une sortie d’air à l’arrière.
    Connectique

    Pour des raisons évidentes d’ergonomie, de plus en plus de boîtiers proposent un panneau de connecteurs en façade. Ces connecteurs doivent, pour être fonctionnels, être raccordés en interne à la carte mère.

    Présentation de la carte mère

    L’élément constitutif principal de l’ordinateur est la carte mère (en anglais « mainboard » ou « motherboard », parfois abrégé en « mobo »). La carte mère est le socle permettant la connexion de l’ensemble des éléments essentiels de l’ordinateur.


    Comme son nom l’indique, la carte mère est une carte maîtresse, prenant la forme d’un grand circuit imprimé possédant notamment des connecteurs pour les cartes d’extension, les barrettes de mémoires, le processeur, etc.

    Processeur

    Présentation

    Le processeur (CPU, pour Central Processing Unit, soit Unité Centrale de Traitement) est le cerveau de l’ordinateur. Il permet de manipuler des informations numériques, c’est-à-dire des informations codées sous forme binaire, et d’exécuter les instructions stockées en mémoire.

    Le premier microprocesseur (Intel 4004) a été inventé en 1971. Il s’agissait d’une unité de calcul de 4 bits, cadencé à 108 kHz. Depuis, la puissance des microprocesseurs augmente exponentiellement. Quels sont donc ces petits morceaux de silicium qui dirigent nos ordinateurs?

    Fonctionnement

    Le processeur (noté CPU, pour Central Processing Unit) est un circuit électronique cadencé au rythme d’une horloge interne, grâce à un cristal de quartz qui, soumis à un courant électrique, envoie des impulsions, appelées « top ». La fréquence d’horloge (appelée également cycle, correspondant au nombre d’impulsions par seconde, s’exprime en Hertz (Hz). Ainsi, un ordinateur à 200 MHz possède une horloge envoyant 200 000 000 de battements par seconde. La fréquence d’horloge est généralement un multiple de la fréquence du système (FSB, Front-Side Bus), c’est-à-dire un multiple de la fréquence de la carte mère

    A chaque top d’horloge le processeur exécute une action, correspondant à une instruction ou une partie d’instruction. L’indicateur appelé CPI (Cycles Par Instruction) permet de représenter le nombre moyen de cycles d’horloge nécessaire à l’exécution d’une instruction sur un microprocesseur. La puissance du processeur peut ainsi être caractérisée par le nombre d’instructions qu’il est capable de traiter par seconde. L’unité utilisée est le MIPS (Millions d’Instructions Par Seconde) correspondant à la fréquence du processeur que divise le CPI.
    Instruction

    Une instruction est l’opération élémentaire que le processeur peut accomplir. Les instructions sont stockées dans la mémoire principale, en vue d’être traitée par le processeur. Une instruction est composée de deux champs :

    • le code opération, représentant l’action que le processeur doit accomplir ;
    • le code opérande, définissant les paramètres de l’action. Le code opérande dépend de l’opération. Il peut s’agir d’une donnée ou bien d’une adresse mémoire.

    Code opérationChamp opérande

    Le nombre d’octets d’une instruction est variable selon le type de donnée (l’ordre de grandeur est de 1 à 4 octets).

    Les instructions peuvent être classées en catégories dont les principales sont :

    • Accès à la mémoire : des accès à la mémoire ou transferts de données entre registres.
    • Opérations arithmétiques : opérations telles que les additions, soustractions, divisions ou multiplication.
    • Opérations logiques : opérations ET, OU, NON, NON exclusif, etc.
    • Contrôle : contrôles de séquence, branchements conditionnels, etc.


    Registres

    Lorsque le processeur exécute des instructions, les données sont temporairement stockées dans de petites mémoires rapides de 8, 16, 32 ou 64 bits que l’on appelle registres. Suivant le type de processeur le nombre global de registres peut varier d’une dizaine à plusieurs centaines.

    Les registres principaux sont :

    • le registre accumulateur (ACC), stockant les résultats des opérations arithmétiques et logiques ;
    • le registre d’état (PSW, Processor Status Word), permettant de stocker des indicateurs sur l’état du système (retenue, dépassement, etc.) ;
    • le registre instruction (RI), contenant l’instruction en cours de traitement ;
    • le compteur ordinal (CO ou PC pour Program Counter), contenant l’adresse de la prochaine instruction à traiter ;
    • le registre tampon, stockant temporairement une donnée provenant de la mémoire.

    Mémoire cache

    La mémoire cache (également appelée antémémoire ou mémoire tampon) est une mémoire rapide permettant de réduire les délais d’attente des informations stockées en mémoire vive. En effet, la mémoire centrale de l’ordinateur possède une vitesse bien moins importante que le processeur. Il existe néanmoins des mémoires beaucoup plus rapides, mais dont le coût est très élevé. La solution consiste donc à inclure ce type de mémoire rapide à proximité du processeur et d’y stocker temporairement les principales données devant être traitées par le processeur. Les ordinateurs récents possèdent plusieurs niveaux de mémoire cache :

    • La mémoire cache de premier niveau (appelée L1 Cache, pour Level 1 Cache) est directement intégrée dans le processeur. Elle se subdivise en 2 parties :
      • La première est le cache d’instructions, qui contient les instructions issues de la mémoire vive décodées lors de passage dans les pipelines.
      • La seconde est le cache de données, qui contient des données issues de la mémoire vive et les données récement utilisées lors des opérations du processeur.

    Les caches du premier niveau sont très rapides d’accés. Leur délai d’accès tend à s’approcher de celui des registres internes aux processeurs.

    • La mémoire cache de second niveau (appelée L2 Cache, pour Level 2 Cache) est située au niveau du boîtier contenant le processeur (dans la puce). Le cache de second niveau vient s’intercaler entre le processeur avec son cache interne et la mémoire vive. Il est plus rapide d’accès que cette dernière mais moins rapide que le cache de premier niveau.
    • La mémoire cache de troisième niveau (appelée L3 Cache, pour Level 3 Cache) est située au niveau de la carte mère.

    Tous ces niveaux de cache permettent de réduire les temps de latence des différentes mémoires lors du traitement et du transfert des informations. Pendant que le processeur travaille, le contrôleur de cache de premier niveau peut s’interfacer avec celui de second niveau pour faire des transferts d’informations sans bloquer le processeur. De même, le cache de second niveau est interfacé avec celui de la mémoire vive (cache de troisième niveau), pour permettre des transferts sans bloquer le fonctionnement normal du processeur. Signaux de commande

    Les signaux de commande sont des signaux électriques permettant d’orchestrer les différentes unités du processeur participant à l’exécution d’une instruction. Les signaux de commandes sont distribués grâce à un élément appelé séquenceur. Le signal Read / Write, en français lecture / écriture, permet par exemple de signaler à la mémoire que le processeur désire lire ou écrire une information.
    Unités fonctionnelles

    Le processeur est constitué d’un ensemble d’unités fonctionnelles reliées entre elles. L’architecture d’un microprocesseur est très variable d’une architecture à une autre, cependant les principaux éléments d’un microprocesseur sont les suivants :

    • Une unité d’instruction (ou unité de commande, en anglais control unit) qui lit les données arrivant, les décode puis les envoie à l’unité d’exécution ;L’unité d’instruction est notamment constituée des éléments suivants :
      • séquenceur (ou bloc logique de commande) chargé de synchroniser l’exécution des instructions au rythme d’une horloge. Il est ainsi chargé de l’envoi des signaux de commande ;
      • compteur ordinal contenant l’adresse de l’instruction en cours ;
      • registre d’instruction contenant l’instruction suivante.
    • Une unité d’exécution (ou unité de traitement), qui accomplit les tâches que lui a données l’unité d’instruction. L’unité d’exécution est notamment composée des éléments suivants :
      • L’unité arithmétique et logique (notée UAL ou en anglais ALU pour Arithmetical and Logical Unit). L’UAL assure les fonctions basiques de calcul arithmétique et les opérations logiques (ET, OU, Ou exclusif, etc.) ;
      • L’unité de virgule flottante (notée FPU, pour Floating Point Unit), qui accomplit les calculs complexes non entiers que ne peut réaliser l’unité arithmétique et logique.
      • Le registre d’état ;
      • Le registre accumulateur.
    • Une unité de gestion des bus (ou unité d’entrées-sorties), qui gère les flux d’informations entrant et sortant, en interface avec la mémoire vive du système ;

    Le schéma ci-dessous donne une représentation simplifiée des éléments constituant le processeur (l’organisation physique des éléments ne correspond pas à la réalité) :

    Transistor

    Pour effectuer le traitement de l’information, le microprocesseur possède un ensemble d’instructions, appelé « jeu d’instructions », réalisées grâce à des circuits électroniques. Plus exactement, le jeu d’instructions est réalisé à l’aide de semiconducteurs, « petits interrupteurs » utilisant l’effet transistor, découvert en 1947 par John Barden, Walter H. Brattain et William Shockley qui reçurent le prix Nobel en 1956 pour cette découverte.

    Un transistor (contraction de transfer resistor, en français résistance de transfert) est un composant électronique semi-conducteur, possédant trois électrodes, capable de modifier le courant qui le traverse à l’aide d’une de ses électrodes (appelée électrode de commande). On parle ainsi de «composant actif», par opposition aux « composants passifs », tels que la résistance ou le condensateur, ne possédant que deux électrodes (on parle de « bipolaire »).

    Le transistor MOS (métal, oxyde, silicium) est le type de transistor majoritairement utilisé pour la conception de circuits intégrés. Le transistor MOS est composé de deux zones chargées négativement, appelées respectivement source (possédant un potentiel quasi-nul) et drain (possédant un potentiel de 5V), séparées par une région chargée positivement, appelée substrat (en anglais substrate). Le substrat est surmonté d’une électrode de commande, appelée porte (en anglais gate, parfois également appelée grille), permettant d’appliquer une tension sur le substrat.

    Lorsqu’aucune tension n’est appliquée à l’électrode de commande, le substrat chargé positivement agit telle une barrière et empêche les électrons d’aller de la source vers le drain. En revanche, lorsqu’une tension est appliquée à la porte, les charges positives du substrat sont repoussées et il s’établit un canal de communication, chargé négativement, reliant la source au drain.

    Le transistor agit donc globalement comme un interrupteur programmable grâce à l’électrode de commande. Lorsqu’une tension est appliquée à l’électrode de commande, il agit comme un interrupteur fermé, dans le cas contraire comme un interrupteur ouvert.
    Circuits intégrés

    Assemblés, les transistors peuvent constituer des circuits logiques, qui, assemblés à leur tour, constituent des processeurs. Le premier circuit intégré date de 1958 et a été mis au point par la société Texas Instruments.

    Les transistors MOS sont ainsi réalisés dans des tranches de silicium (appelées wafer, traduisez gaufres), obtenues après des traitements successifs. Ces tranches de silicium sont alors découpées en éléments rectangulaires, constituant ce que l’on appelle un « circuit ». Les circuits sont ensuite placés dans des boîtiers comportant des connecteurs d’entrée-sortie, le tout constituant un « circuit intégré ». La finesse de la gravure, exprimée en microns (micromètres, notés µm), définit le nombre de transistors par unité de surface. Il peut ainsi exister jusqu’à plusieurs millions de transistors sur un seul processeur.

    La loi de Moore, édictée en 1965 par Gordon E. Moore, cofondateur de la société Intel, prévoyait que les performances des processeurs (par extension le nombre de transistors intégrés sur silicium) doubleraient tous les 12 mois. Cette loi a été révisée en 1975, portant le nombre de mois à 18. La loi de Moore se vérifie encore aujourd’hui.

    Dans la mesure où le boîtier rectangulaire possède des broches d’entrée-sortie ressemblant à des pattes, le terme de « puce électronique » est couramment employé pour désigner les circuits intégrés.
    Familles

    Chaque type de processeur possède son propre jeu d’instruction. On distingue ainsi les familles de processeurs suivants, possédant chacun un jeu d’instruction qui leur est propre :

    • 80×86 : le « x » représente la famille. On parle ainsi de 386, 486, 586, 686, etc.
    • ARM
    • IA-64
    • MIPS
    • Motorola 6800
    • PowerPC
    • SPARC

    Cela explique qu’un programme réalisé pour un type de processeur ne puisse fonctionner directement sur un système possédant un autre type de processeur, à moins d’une traduction des instructions, appelée
    émulation. Le terme « émulateur » est utilisé pour désigner le programme réalisant cette traduction.
    Jeu d’instruction

    On appelle jeu d’instructions l’ensemble des opérations élémentaires qu’un processeur peut accomplir. Le jeu d’instruction d’un processeur détermine ainsi son architecture, sachant qu’une même architecture peut aboutir à des implémentations différentes selon les constructeurs.

    Le processeur travaille effectivement grâce à un nombre limité de fonctions, directement câblées sur les circuits électroniques. La plupart des opérations peuvent être réalisé à l’aide de fonctions basiques. Certaines architectures incluent néanmoins des fonctions évoluées courante dans le processeur.
    Architecture CISC

    L’architecture CISC (Complex Instruction Set Computer, soit « ordinateur à jeu d’instruction complexe ») consiste à câbler dans le processeur des instructions complexes, difficiles à créer à partir des instructions de base.

    L’architecture CISC est utilisée en particulier par les processeurs de type 80×86. Ce type d’architecture possède un coût élevé dû aux fonctions évoluées imprimées sur le silicium.

    D’autre part, les instructions sont de longueurs variables et peuvent parfois nécessiter plus d’un cycle d’horloge. Or, un processeur basé sur l’architecture CISC ne peut traîter qu’une instruction à la fois, d’où un temps d’exécution conséquent.
    Architecture RISC

    Un processeur utilisant la technologie RISC (Reduced Instruction Set Computer, soit « ordinateur à jeu d’instructions réduit ») n’a pas de fonctions évoluées câblées.

    Les programmes doivent ainsi être traduits en instructions simples, ce qui entraîne un développement plus difficile et/ou un compilateur plus puissant. Une telle architecture possède un coût de fabrication réduit par rapport aux processeurs CISC. De plus, les instructions, simples par nature, sont exécutées en un seul cycle d’horloge, ce qui rend l’exécution des programmes plus rapide qu’avec des processeurs basés sur une architecture CISC. Enfin, de tels processeurs sont capables de traîter plusieurs instructions simultanément en les traitant en parallèle.
    Améliorations technologiques

    Au cours des années, les constructeurs de microprocesseurs (appelés fondeurs), ont mis au point un certain nombre d’améliorations permettant d’optimiser le fonctionnement du processeur.
    Le parallélisme

    Le parallélisme consiste à exécuter simultanément, sur des processeurs différents, des instructions relatives à un même programme. Cela se traduit par le découpage d’un programme en plusieurs processus traités en parallèle afin de gagner en temps d’exécution.

    Ce type de technologie nécessite toutefois une synchronisation et une communication entre les différents processus, à la manière du découpage des tâches dans une entreprise : le travail est divisé en petits processus distincts, traités par des services différents. Le fonctionnement d’une telle entreprise peut être très perturbé lorsque la communication entre les services ne fonctionne pas correctement.
    Le pipeline

    Le pipeline (ou pipelining) est une technologie visant à permettre une plus grande vitesse d’exécution des instructions en parallélisant des étapes.

    Pour comprendre le mécanisme du pipeline, il est nécessaire au préalable de comprendre les phases d’exécution d’une instruction. Les phases d’exécution d’une instruction pour un processeur contenant un pipeline « classique » à 5 étages sont les suivantes :

    • LI : (Lecture de l’Instruction (en anglais FETCH instruction) depuis le cache ;
    • DI : Décodage de l’Instruction (DECODe instruction) et recherche des opérandes (Registre ou valeurs immédiate);
    • EX : Exécution de l’Instruction (EXECute instruction) (si ADD, on fait la somme, si SUB, on fait la soustraction, etc.);
    • MEM : Accès mémoire (MEMory access), écriture dans la mémoire si nécéssaire ou chargement depuis la mémoire ;
    • ER : Ecriture (Write instruction) de la valeur calculée dans les registres.

    Les instructions sont organisées en file d’attente dans la mémoire, et sont chargées les unes après les autres.

    Grâce au pipeline, le traitement des instructions nécessite au maximum les cinq étapes précédentes. Dans la mesure où l’ordre de ces étapes est invariable (LI, DI, EX, MEM et ER), il est possible de créer dans le processeur un certain nombre de circuits spécialisés pour chacune de ces phases.

    L’objectif du pipeline est d’être capable de réaliser chaque étape en parallèle avec les étapes amont et aval, c’est-à-dire de pouvoir lire une instruction (LI) lorsque la précédente est en cours de décodage (DI), que celle d’avant est en cours d’exécution (EX), que celle située encore précédemment accède à la mémoire (MEM) et enfin que la première de la série est déjè en cours d’écriture dans les registres (ER).

    Il faut compter en général 1 à 2 cycles d’horloge (rarement plus) pour chaque phase du pipeline, soit 10 cycles d’horloge maximum par instruction. Pour deux instructions, 12 cycles d’horloge maximum seront nécessaires (10+2=12 au lieu de 10*2=20), car la précédente instruction était déjà dans le pipeline. Les deux instructions sont donc en traitement dans le processeur, avec un décalage d’un ou deux cycles d’horloge). Pour 3 instructions, 14 cycles d’horloge seront ainsi nécessaires, etc.

    Le principe du pipeline est ainsi comparable avec une chaîne de production de voitures. La voiture passe d’un poste de travail à un autre en suivant la chaîne de montage et sort complètement assemblée à la sortie du bâtiment. Pour bien comprendre le principe, il est nécessaire de regarder la chaîne dans son ensemble, et non pas véhicule par véhicule. Il faut ainsi 3 heures pour faire une voiture, mais pourtant une voiture est produite toute les minutes !

    Il faut noter toutefois qu’il existe différents types de pipelines, de 2 à 40 étages, mais le principe reste le même.
    Technologie superscalaire

    La technologie superscalaire (en anglais superscaling) consiste à disposer plusieurs unités de traitement en parallèle afin de pouvoir traiter plusieurs instructions par cycle.
    HyperThreading

    La technologie HyperThreading (ou Hyper-Threading, noté HT, traduisez HyperFlots ou HyperFlux) consiste à définir deux processeurs logiques au sein d’un processeur physique. Ainsi, le système reconnaît deux processeurs physiques et se comporte en système multitâche en envoyant deux thréads simultanés, on parle alors de SMT (Simultaneous Multi Threading). Cette « supercherie » permet d’utiliser au mieux les ressources du processeur en garantissant que des données lui sont envoyées en masse.
    Multi-cœur

    Un processeur multi-cœur est tout simplement un processeur composé non pas de 1 mais de 2 (ou 4 ou 8) unités de calcul. Ainsi, pour un processeur bi-cœur (ou DualCore) le processeur dispose à fréquence d’horloge égale d’une puissance de calcul deux fois plus importante. Pour autant, le gain n’est pas systématiquement visible. En effet, il faut que les logiciels et les systèmes d’exploitation sachent gérer correctement ces processeurs afin qu’un gain significatif soit perceptible. Ainsi, sous Windows, seul Vista exploite correctement ces processeurs. Dans ce cas, la version 64 bits est conseillée. 

Affichage de 1 message (sur 1 au total)

Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.